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Dans le temps imparti de formation, deux ou trois ans tout au plus, il s’agit de déjouer le paradoxe suivant connu sous le nom de paradoxe de Zénon : lorsque vous lancez une pierre sur une vitre, elle parcourt la moitié du chemin ; il lui reste alors encore une moitié de chemin à parcourir. Mais cette nouvelle moitié de chemin peut être à nouveau divisée en deux moitiés et ainsi de suite. On invente ainsi le calcul infinitésimal. Mais l'objectif n’est également jamais atteint. La pierre n'atteint jamais la vitre puisqu'il lui reste toujours encore une moitié de chemin à parcourir...
Comme en attestent les travaux des étudiants pendant le Festival du Livre de Mouans Sartoux, aux Rencontres de Cannes, aux Rencontres Cinématographiques et dans bien d'autres occasions, nous privilégions dans le cadre de la formation une performance immédiate. La vitre, nous tentons de la briser dès le premier jour. Cette vitre cassée, c'est une image. Les étudiants produisent. Et cette performance immédiate s’appuie sur la transmission de savoir faire par les professionnels. L'enseignement des chercheurs participant à la formation s'appuie en contrepoint sur des temps longs et sur une réflexion critique et constructive de la société de l'information et de la communication. L’aller-retour n’est pas toujours facile pour les étudiants. Ni pour les enseignants ou pour les professionnels. Mais en fin de compte la formation est adaptée et en continuelle adaptation aux demandes du marché de l'emploi et aux attentes des étudiants.
Jacques Araszkiewiez